Carmel de Vinçà (Pyrénées Orientales)

Carmel de la Sainte Famille
25, Route de Joch 66320 Vinçà - 04 68 05 81 72
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Voici un échantillon des cartes de voeux crées par les soeurs du Carmel.

Dernières nouvelles sur la vie du Carmel de Vinça

 

 

 

La profession solennelle de Sœur Marie-Roxane de l'Eucharistie


Elle a eu lieu au Carmel de la Ste Famille de Vinça le 29 Mai 2005, jour de la solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

Prise de voile de Soeur Marie-Roxane Prise de voile de Soeur Marie-Roxane Prise de voile de Soeur Marie-Roxane

Prise de voile de Soeur Marie-Roxane

Prise de voile de Soeur Marie-Roxane Prise de voile de Soeur Marie-Roxane

La chapelle est très belle et très fleurie, décorée par le sœurs carmélites. Les parents et le frère de Sœur Marie-Roxane sont au premier rang, très émus, entourés de toute leur famille. A 16 h 30, le chant d'entrée retentit accompagné à la guitare et à la flûte traversière. Les treize prêtres s'avancent suivis de la Mère Supérieure, de Sœur Marie-Roxane et de Monseigneur MARCEAU, évêque de Perpignan. On note la présence des Pères Vincent-Marie de St Joseph et Jean-Marcel de la Divine Enfance, carmes, du Père Yannick Casajus, curé de la communauté paroissiale St Joseph, du curé de Vinça, du Père Py, oncle bénédiction de la Mère Supérieure, de deux moines de l'abbaye de St Michel de CUXA, du Père Michel Plagnol curé de Gigean, d'autres prêtres amis du Carmel, d'un diacre, d'un séminariste. La Chapelle est trop petite pour contenir parents et amis venus partager le bonheur de Sœur Marie-Roxane.

Les nombreux paroissiens, venus en bus spécial, ont unis leurs prières à celles de Soeur Marie-Roxane et de sa famille. Le Père Yannick Casajus qui a eu la très grande joie de voir éclore la vocation de Roxane Balazun et de la conduire, a été particulièrement touché. Tous gardent dans leur coeur un souvenir joyeux et des images inoubliables de cette très émouvante cérémonie.

C'est vraiment une très grande grâce du Seigneur d'avoir appelé au sein de notre Communauté Saint Joseph, une jeune carmélite !
Qu'Il en soit loué et remercié.

D'autres images sur la cérémonie des Voeux perpétuels de Soeur Marie-Roxane



Histoire du Carmel de Vinça

Carmel de Vinça

En 1582, les Capucins construisent un couvent à Vinçà, un peu en dehors de la ville : une chapelle, un bâtiment à un étage, avec assez de terrain autour, irrigué par trois sources captées un peu plus loin. Ils font beaucoup d'apostolat alentour. En 1659, le Traité des Pyrénées rattache définitivement le Roussillon, le Conflent et une partie de la Cerdagne à la France : nous sommes en " Catalogne française ".

Vient la révolution de 1789, et le 11 juin 1793, les Capucins sont expulsés de leur " couvent ".

Le 29 novembre 1841, Monsieur Raphaël MOLLINS de BARESCUT rachète comme bien national le couvent, décidé à le rendre à sa vocation première. Une occasion se présente en 1861 : Mère Bathilde de l'Enfant-Jésus, professe du Carmel de Bordeaux, restauratrice de l'Ordre des Carmes Déchaux en France après la révolution et fondatrice du Carmel de Nice, se trouve en difficulté dans l'Italie d'alors (Nice appartient encore à l'Italie, en voie de réunification mais aussi en pleine persécution religieuse).

Monseigneur GERBET, évêque de Perpignan, sur recommandation du Pape Pie IX, et grâce à Monsieur MOLLINS de BARESCUT, accepte les Carmélites de Nice dans son diocèse : le 11 novembre 1861 le Carmel de Vinçà est fondé. Mère Bathilde (née Suzanne de St EXUPERY) y meurt le 12 juillet 1863, à 77 ans, et est inhumée dans la crypte des Capucins. Elle a eut le temps de faire bâtir un second étage, le couvent se révélant d'autant plus petit pour des cloîtrées que, pour longtemps encore, la chapelle des Capucins n'est pas restaurée.

En 1901, au moment de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le monastère est confisqué, les religieuses expulsées trouvent refuge dans le village, dans des maisons près de l'église. Elles y vivent en habit séculier et meurent une à une dans la misère… Seule reste Sœur Gertrude du Sacré-Cœur, qui pendant près de 20 ans veillera de loin sur le monastère, vendu comme Bien National et qui connaît alors de multiples affectations.

Espérance, fille de Maître TRULLES, notaire à Ille-sur-Têt, se meurt de la tuberculose à 20 ans. Elle aurait désiré être Carmélite. Son père lui suggère alors de racheter avec sa dot le Carmel de Vinçà. Avant de mourir lui aussi, il confie le monastère à sa sœur Madame de BALANDA, avec charge de le réserver à des Carmélites.

La même loi de 1901 a chassé aussi les Carmélites de Bédarieux de leur monastère. Plus chanceuses que leurs sœurs de Vinçà, elles ont trouvé refuge en Espagne et après quelques années construit un monastère régulier à Arenys de Mar. Des vocations espagnoles sont venues. Et voici qu'un jour de 1919, deux Pères Jésuites de Perpignan se présentent au parloir d'Arenys et demandent à la Prieure, Mère Marie Thérèse de St Joseph, de venir redonner vie au Carmel de Vinçà. Mère Marie Thérèse hésite…En octobre 1919, elle part pour Vinçà, visite le monastère : il y a un puit, des sources, une vue splendide au Sud sur le Canigou et toute la chaîne des Pyrénées, au Nord sur ses contreforts des Corbières. L'air est pur, jamais étouffant : Mère Marie Thérèse se dit " Notre Mère Sainte Thérèse aurait aimé ce lieu… ".

En 1920, les Carmélites quittent Arenys. Sœur Gertrude accueille les arrivantes et retrouve enfin la vie claustrale. Monseigneur de CARSALADE du PONT, l'évêque des Catalans, célèbre la première messe dans la chapelle provisoire. En 1923, la chapelle des Capucins est enfin restaurée, et Mère Marie Thérèse a fait construire un chœur tout neuf pour les religieuses. Le Comte de St EXUPERY, petit neveu de Mère Bathilde, offre le mobilier de la Chapelle. Le 14 juillet 1926, à 68 ans, Mère Marie Thérèse meurt en odeur de sainteté.

En 1935, un nouveau bâtiment, perpendiculaire à l'ancien est construit : il abrite le grand parloir et le noviciat au 1er étage.

Le 16 juillet 1958, les Carmélites de Rabastens quittant leur monastère flanqué d'une centrale électrique, viennent fusionner avec la Communauté de Vinçà.

Aujourd'hui, onze sœurs de 23 à 98 ans continuent la louange du Seigneur dans ce petit Colombier de la Vierge au pied du Canigou sous la protection de la Sainte Famille.



Vie quotidienne


En dehors des heures de prière, les sœurs s'emploient à des activités artisanales : confection de vêtements liturgiques, broderies, napperons à l'aiguille, confitures de fruits du Roussillon (abricots, pêches, oranges amères, figues) croquants aux amandes et pains d'épices au miel, cartes de vœux de Noël et Faire-parts de communion, baptême, etc.