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  Mariage


  

            
 


Au cours d'une fête de la St Valentin à Fontes...Un mot du Père Jean.

 

 

Aujourd’hui, ce soir, demain soir, un certain nombre d’entre nous, peut-être beaucoup fêteront la Saint Valentin.

De grands cœurs roses, des fleurs, des idées de cadeaux, des menus romantiques … depuis 15 jours déjà, dès qu’on ouvre son internet, tout nous renvoie à cette fête.

Paul Dewandre, celui qui a adapté le fameux « les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus » dit que 95% des femmes pensent à la saint Valentin au lendemain du Nouvel An et que 95% des hommes y pensent le jour même et qu’ils courent à la sortie du boulot chez le fleuriste en priant Dieu qu’il y reste encore quelques roses rouges.

Par delà tout ce mercantilisme un sondage montre que 78% des français pensent à cette fête et que 60% ont l’intention de la fêter.

 

Et nous aujourd’hui, comme en prenant les devant, nous vous avons invités ici à Fontès où depuis bien des années les habitants de ce village et d’ailleurs viennent fêter saint Valentin.

Au point de départ, comme nous l’a si bien dit le vœux que Line a redit tout à l’heure pour se rappeler qu’à sa prière la maladie qui faisait mourir les enfants s’est miraculeusement arrêtée.

Une fête où la Confrérie saint Hyppolite, confrérie vinique liée à la cave coopérative et à la réputation du Rosé de Fontès, s’associe chaque année.

 

Du vin, de l’amour, des fleurs, un petit brin de mimosa avec lequel on repartira tout à l’heure, la vie, quoi ! Voilà de quoi faire la fête, voilà de quoi donner du sens à une fête à laquelle Dieu lui-même s’est invité.

On n’est pas loin de l’Evangile, de cet évangile que je viens de vous lire, où s’il n’y avait pas eu cet « incident » - ils n’ont plus de vin – personne ne se serait aperçu que Jésus était là. Mais à cause de lui, la fête a plongé ses racines dans sa véritable raison d’être, « tout le monde sert le bon vin au début, puis quand les gens n’ont plus soif, le moins bon, mais toi tu as gardé le bon vin jusqu’à la fin ».

La fin de quoi, la fin du repas de mariage, la fin du jour des noces, non bien sûr, ce serait trop mesquin et trop court, la fin de votre histoire personnelle, l’histoire de chacun et de chacune, la fin de votre histoire à deux, puis trois, puis quatre, la fin de votre histoire de couple, d’époux et de parents.

 

Que cherchent-ils tous ces couples qui inventent une autre façon de faire la saint Valentin ?

 

Sûrement moins le menu gastronomique avec le violoncelliste qu’un moment ensemble, une profonde intimité, des mains qui se serrent, des regards qui se croisent, un moment gratuit pour l’autre, un moment débarrassé de toute contrainte, un moment personnel qui fait écho à une histoire commencée un jour et qui prend les moyens pour durer parce que c’est possible.

Au milieu de nous des couples célèbrent cette année 10, 20, 30, 40, 50 ans de mariage, plus peut-être ! Possible à condition de se donner les moyens de ces petits gestes, ces petits rituels, ces rendez-vous apaisants, pour se redire l’essentiel, et l’essentiel c’est l’autre ! Le regarder, l’accueillir, le redécouvrir, écouter sa quête – j’existe pour toi et nous existons tous les deux l’un pour l’autre – tant il est vrai aujourd’hui que le temps c’est du luxe et que souvent

le couple passe après bien d’autres : les enfants, la maison, la vie professionnelle …

On n’est pas loin, là non plus, de tout ce que nous avons échangé au cours de nos rencontres CPM, de nos journées de partage et d’amitié !

 

La durée est au centre de toute relation, au cœur du sacrement de mariage,

 

celui que vous vous donnerez dans quelques jours ou dans quelques mois, celui que vous vous êtes donné, il y a 1 an, 2 ans, 50 ans, puisque la fidélité des amants est le signe de la fidélité de Dieu et que votre fidélité plonge ses racines dans la fidélité de Dieu.

Jésus était aux noces de Cana, il sera aux vôtres le jour de votre mariage, mais il est déjà là avec vous et y restera chaque jour de vos vies !

En sachant que le dialogue, l’écoute de l’autre, l’attention à l’autre sont indispensables à la durée de toute relation quelle qu’elle soit. La relation, c’est tellement fragile !

L’amour n’est pas un quantum dont on disposerait une fois pour toutes mais il faut l’entretenir et comme dit le chanteur : l’amour est le seul carburant qui augmente lorsqu’on s’en sert !

Finalement je renonce à trouver le compagnon idéal ou la compagne idéale, parce que les marchands de bonheur

ne manquent pas même là, pour nous faire croire qu’il y a toujours quelqu’un de mieux qui m’attend quelque part !

Je renonce à toutes ces chimères pour retrouver l’autre tel qu’il est, - celui qui ne range jamais ses chaussettes ou celle qui n’en finit pas à la salle de bain – mais avec qui je veux passer tout le restant de mes jours sous le regard de Dieu et avec Lui.

 

J.C.

 

 

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